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Les détails du spectacle Tête à queue 31 mars 2007
Le spectacle
Tête à queue

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Les papiers de monsieur Y

Les zapatrices, enfants en mal de père
mars 2009

Ces temps-ci, un père qui m’est très proche se retrouve dans la tourmente d’un processus judiciaire pour faire valoir son droit à une garde partagée plus équitable de ses enfants. Cela fait suite à ses propres constats à l’effet que l’autre partie n’ait pas respecté certaines ordonnances précédentes visant à améliorer la condition de leurs enfants, et à une demande de ceux-ci de voir plus souvent leur père. Les garçons partagent actuellement son quotidien à raison de quatre jours en deux semaines, soit moins du tiers du temps de garde. Il a vraiment mis beaucoup d’énergie, de volonté et de patience pour stabiliser sa situation professionnelle, et donc financière. En cela, et de la façon qu’il se dévoue pour ses enfants, je reconnais en lui cet engagement parental qui, parfois, laisse à désirer chez d’autres qui ont malheureusement une garde exclusive – c’est-à-dire qui assument plus de 80% du temps de garde.

Dans pareil processus où avocats et juge sont parties prenantes, il arrive que demande soit faite par un des principaux concernés ou par la Cour que les parties soient soumises à certains contrôles par des professionnels. Les conclusions de ces professionnels serviront donc à la Cour pour rendre une décision éclairée. C’est une expérience très éprouvante d’être ainsi scruté à la loupe, dans l’attente d’un jugement.

En matière de séparation familiale et de garde d’enfants, la société, ces dernières 40 années, a beaucoup changé, cependant que les mentalités traînent toujours de la patte. Je veux dire que de plus en plus de personnes estiment que les pères s’impliquent davantage auprès de leurs enfants, mais il semble y avoir réticence à leur faire confiance. Avoir des enfants est encore perçu comme une affaire de femmes.

Actuellement, dans le cas qui concerne l’homme en question, rien n’est encore joué. Selon toute vraisemblance, il a des raisons de craindre qu’on ne prenne pas en considération ses progrès, mais qu’on tienne bien compte des efforts de madame. Aussi bien dire qu’on exige du père qu’il fasse ses preuves, en quoi on n’a jamais fini de l’esquinter, et qu’on permette à la mère qui s’amende de conserver ses acquis.

Je conçois aisément, pour être auparavant passé par la même épreuve que lui, quelle gamme d’émotions le submerge depuis qu’il a reçu le rapport de la professionnelle qui l’a expertisé ainsi que la mère. Ce genre de document ne vous dépeint généralement pas sous votre plus beau jour, bien qu’il doive être lu comme un miroir qui vous montre les défauts à corriger. Dans les circonstances, je sais que je suis certainement le mieux placé, parmi les hommes de son entourage, pour le comprendre.

Et pourtant… et pourtant, j’aurais cru qu’il se serait tourné vers moi pour s’épancher, moi qui ai connu les mêmes tourments, les mêmes incertitudes, les mêmes inquiétudes. Eh non ! c’est à notre mère qu’il a confié ses craintes. Comme quoi les hommes ne cherchent pas spontanément à être réconfortés par ceux qui n’attendent que cela, comme ces pères qui se résignent à laisser aller leurs enfants en pleurs vers la mère.


Ce midi, en dînant, j’ai appris au bulletin de nouvelles que Nadia Suleman, cette femme, mère de six enfants, qui a accouché récemment d’octuplés, allait accorder une entrevue moyennant une somme d’argent tenue secrète (on a déjà parlé de millions !). Dans la foulée de cette nouvelle, on annonçait qu’une canadienne de 60 ans est allée suivre un traitement de fertilisation in vitro en Inde, parce qu’on le lui refusait au Canada, pour des considérations bioéthiques, bien entendu.

Dans le premier cas, Mme Suleman – une femme monoparentale, sans source de revenu connue et résidant encore chez ses parents – va expliquer qu’elle voulait devenir mère pour combler la solitude de son enfance. Pour ce faire, elle a eu recours à la fécondation in vitro. Ça lui fera donc la joyeuse compagnie de 14 bambins ! À la question d’une passante interceptée dans la rue, qui se demandait comment Mme Suleman allait faire pour changer simultanément de couche huit nouveaux nés, elle a candidement répondu qu’elle faisait confiance…

En ce qui concerne la sexagénaire canadienne, le refus du milieu médical de lui permettre de procréer se basait en grande partie sur le fait que son état de santé ne le lui permettait pas – elle souffre de diabète et d’hypertension. Mais aussi parce qu’on s’est demandé quel avenir auront ces enfants avec une mère si âgée. Toutefois, elle est loin de battre le record de la maman la plus âgée, une européenne de 66 ans !

Est-ce que les enfants sont des poupées ? Est-ce que les enfants sont des trophées ? Est-ce que la société approuve ce genre de choses ? Je ne pense pas, à entendre diverses réactions. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas consensus !

Je lance une réflexion. Un homme qui veut des enfants est obligé d’avoir l’accord d’une femme. Il ne se paie pas encore de femmes pour porter à terme une grossesse et remettre au débiteur l’enfant vagissant. Et de toute façon, un tel contrat serait d’un compliqué ! D’autant que ça existe déjà : ça s’appelle un mariage…

Imaginez un quidam, désireux de se réaliser dans la paternité, qui aborde une étrangère sur la rue, lui propose une forte somme d’argent pour permettre à son sperme de glisser jusqu’à l’ovule qu’il ne détient pas, et lui promet de ne plus l’embêter après qu’elle lui aura remis son joujou, parce que, de toute façon, il ne veut pas s’encombrer d’une femme dans sa vie !

Quand j’entends qu’une femme se passe des hommes de la sorte pour enfanter, sous le simple prétexte que la technologie le lui permet, les poils me hérissent la peau. Quelle éducation et quelles valeurs va-t-elle donner à sa progéniture apatrice, c’est-à-dire sans père ? J’ai tout à coup un vague sentiment d’être du sexe faible…

Nous, les hommes, avons toutefois un certain pouvoir pour empêcher ce genre de dérive. Il s’agit de réfléchir juste un petit peu… Cessons de donner notre sperme !

Bon, c’est assez pour aujourd’hui. Je m’en vais ‘ien qu’ su’ une gosse !


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Des hommes mal en point

''...les hommes se nourissent moins bien que les femmes et un moins grand nombre d'entre eux considèrent avoir de saines habitudes alimentaires...''

''...les hommes se soignent beaucoup moins que les femmes et posent moins fréquemment et moins volontairement que celles-ci les gestes nécessaires au maintien ou à la restauration de leur santé. En fait, trop souvent, lorsqu’ils se décident à consulter, il est très tard, et parfois même trop tard...''

''...lorsqu’ils demandent de l’aide, les hommes plus traditionnels le font d’une façon non conventionnelle, parfois agressivement parce que mal dans leur peau. Ils risquent d’être reçus de manière répressive, ou de se voir refuser l’accès aux services...''

extraits du Rapport Rondeau - Janvier 2004

 


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